La kinésithérapie joue un rôle majeur dans le traitement de certaines maladies lourdes pour les patients. Si la mobilisation peut parfois être douloureuse, elle est aussi l’élément clé pour permettre aux malades de retrouver une mobilité totale ou partielle de leurs membres. Nous vous invitons à découvrir 3 pathologies pour lesquelles la kinésithérapie n’est pas une simple option, mais un réel besoin physiologique. 

La kinésithérapie et la sclérose en plaques 

La kinésithérapie seule ne suffit généralement pas à soulager les patients atteints de sclérose en plaques. Selon les stades d’évolution des symptômes, la présence de poussée ou non, elle doit être plus ou moins pratiquée et se voit souvent couplée à de l’ergothérapie. Lorsque la sclérose en plaques est diagnostiquée, les malades ont parfois besoin de temps pour apprivoiser et reconnaître les poussées lorsqu’elles arrivent. Leur médecin est, bien entendu, à l’écoute pour leur permettre d’en savoir plus sur les signes à identifier avant une poussée. Cette étape importante permet de mieux mettre en place les séances de kinésithérapie dans le cadre d’une rééducation fonctionnelle. 

La kinésithérapie et l’algodystrophie 

L’algodystrophie est une maladie difficile à diagnostiquer, ce qui explique que sa prise en charge soit parfois longue et laborieuse. Survenant généralement après un traumatisme osseux, elle déclenche des douleurs dans le membre blessé, généralement la cheville ou le bras, et empêche sa consolidation. Excessivement handicapante au quotidien, l’algodystrophie se résorbe sous 18 à 24 mois dans sa forme la plus simple. Dans sa forme plus étendue, elle ne guérit pas et nécessite une prise en charge de longue durée visant à briser le cercle de la douleur. Dans son traitement de base, on alternera les séances de kinésithérapie en cabinet à des séances de kinésithérapie balnéaire et du repos. En effet, dès que la douleur se manifeste, il convient de prendre un temps plus ou moins long sans effort. Les antidouleurs par voie médicamenteuse ne suffisant généralement pas à soulager les patients, un suivi en centre de soin est recommandé, tout comme le port de bas de contention pour les patients atteints au niveau des jambes. Un suivi psychologique peut-être mis en place pour les malades, car l’impact de la maladie sur leur quotidien et leur vie sociale est particulièrement fort. 

La kinésithérapie et la maladie d’Osgood-Schlatter 

La maladie d’Osgood-Schlatter touche les adolescents sportifs, généralement les garçons, durant un pic de croissance. Très douloureuse, elle fragmente l’attache tibiale du tendon rotulien lorsque ce dernier est soumis à des tractions. Ces tractions peuvent avoir lieu lors de la marche, mais sont encore plus fortes durant la pratique d’un sport d’impulsion comme le handball ou le basket. Si le repos est le premier traitement recommandé pour cette maladie, un grand nombre de séances de kinésithérapie est souvent prescris pour muscler le quadriceps. Là aussi, la douleur est l’indicateur d’arrêt ou de mise en veille des séances. En effet, si l’adolescent atteint de cette pathologie force le mouvement durant une période douloureuse, il prend le risque d’un arrachement de l’attache tibiale du tendon rotulien dont les conséquences sont particulièrement lourdes. Ce dernier devra être remis en place par une intervention chirurgicale. Le genou est ensuite immobilisé jusqu’à consolidation, puis une longue période de rééducation intervient.