La contre-visite médicale est réalisée à la demande de l’employeur pour vérifier que le versement des indemnités complémentaires est médicalement justifié par l’état de santé du salarié. Si toutefois, l’arrêt n’est pas médicalement justifié, l’employeur pourra suspendre le versement des indemnités complémentaires. Nous allons vous aider à mieux comprendre dans cet article comment réaliser une contre-visite médicale.

Les spécificités d’une contre-visite médicale

Lors d’une contre-visite, le médecin contrôleur doit se désister si le salarié est un membre de sa famille, un de ses patients ordinaires, ou l’une de ses connaissances. Il doit éviter toute confusion avec le contrôle médical de la caisse d’assurance maladie, le médecin contrôleur se limite au contrôle médical et ne peut pas s’immiscer dans le traitement de la pathologie du salarié. Il se doit de rester impartial et neutre pour tous conflits pouvant exister entre le salarié et l’employeur.

Cependant, le contrôle médical peut être réalisé au domicile du salarié soit par surprise durant les heures de présence obligatoire entre 9 h-11 h et entre 14 h-16 h ou sur rendez-vous après l’envoi d’un courrier au salarié pour qu’il soit présent lors du passage du médecin contrôleur. Toutefois, cliquez ici pour découvrir les services de ce professionnel du contrôle médical employeur, rendez vous à son cabinet médical après l’envoi d’une convocation si vous bénéficiez d’heure de sortie libre.

Les limites d’une contre-visite médicale

Toutefois, il est parfois impossible de procéder à la contre-visite médicale en cas d’absence de réponse du salarié. Il n’est pas rare que le salarié refuse la contre-visite médicale au risque de perdre le versement de ses indemnités complémentaires. Le salarié ne peut pas exiger la présence de son médecin traitant ou du médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie. Cependant, il existe des refus légitimes en raison par exemple du caractère douloureux du contrôle médical, quelles que soient les circonstances empêchant la réalisation du contrôle, elles doivent être justifiées auprès de l’assurance maladie.