Depuis plusieurs années, l’usage de l’amiante dans le milieu professionnel a été interdit sur le territoire français à cause des risques sanitaires qu’il fait courir aux travailleurs. Malgré cet état des choses, ce matériau fibreux naturel continue à être présent sur les chantiers de désamiantage.

L’amiante toujours présente sur les lieux de travail

Dans le milieu professionnel, les fibres d’amiante ont été à l’origine de plusieurs problèmes de santé : cancers broncho-pulmonaires, mésothéliome pleural, asbestose, etc. Les signes cliniques n’apparaissent que plusieurs années après l’exposition. Les risques encourus peuvent être aggravés par certains facteurs comme le tabagisme. La gravité de l’état de santé dépendra du degré d’exposition et de la durée.

Nouvelles mesures pour protéger les personnes encore exposées à l’amiante

Le gouvernement français vient d’adopter la mise en place de nouvelles mesures visant à mieux protéger les personnes travaillant dans les chantiers de désamiantage. Elles prendront effet à compter du premier semestre de l’année 2012. En outre, la valeur limite d’exposition professionnelle – VLEP sera également revue à la baisse et ne sera plus que de 10 fibres par litre d’ici quelques années.

Le contrôle de l’empoussièrement sera également obligatoire et devra être effectué par microscopie électronique à transmission analytique – META. D’autre part, l’Institut national de recherche et de sécurité au travail – INRS a également émis de nouvelles recommandations notamment la formation des employés participant au désamiantage, le confinement des matériaux avec un niveau d’empoussièrement élevé, la mise en place d’appareils de protection respiratoire, la limitation des travailleurs exposés, etc.

Impact de l’amiante à long terme

D’après les prévisions des autorités compétentes, 50 000 à 100 000 personnes succomberont d’ici vingt ans suite à une exposition aux fibres d’amiante. Si deux personnes sur trois seront touchées par un cancer du poumon, le tiers décèdera suite à des mésothéliomes pleuraux. Seule la découverte d’un progrès thérapeutique permettra de changer cette tendance.

Parlons-en :