Traitement contre l’hépatite C : découverte d’une nouvelle piste

L’hépatite C est une pathologie qui se transmet par le sang. Tous les ans, 3 000 à 4 000 personnes en sont infectées, 600 000 à 800 000 cas sont actuellement recensés en France et environ 170 millions de cas dans le monde. A long terme, l’hépatite C peut être à l’origine d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Jusqu’à maintenant, aucun vaccin permettant de se protéger contre ce virus n’a été découvert si bien que toute nouvelle piste conduisant vers un nouveau traitement est salutaire.

Une nouvelle piste pour traiter l’hépatite C

Thomas Baumer et son équipe de chercheurs issus de l’Inserm et de l’Université de Strasbourg ainsi que des équipes de chercheurs allemands, britanniques et américaines viennent de mettre à jour deux enzymes jouant un rôle essentiel dans l’implantation du virus de l’hépatite C dans le foie. En arrivant à bloquer les kinases l’EFRGR et l’EphA2, les chercheurs pourront limiter l’accès du virus dans le foie et réduire l’infection par la même occasion.

Ces deux enzymes pourront être utilisés pour mettre au point un remède contre l’hépatite C et ouvrir la voie à une nouvelle classe de médicaments antiviraux. Les recherches menées puisent leur financement de l’Institut national du cancer – INCa, de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales – ANRS, de l’Agence nationale de la recherche – ANR et de l’Union européenne.

Le dépistage en attendant la découverte d’un nouveau traitement

Faute de vaccin, personne n’est à l’abri de l’hépatite C surtout les personnes à risque comme le personnel médical, les personnes accidentées ou hospitalisées, les toxicomanes, etc. La meilleure façon de savoir si l’on est porteur du virus de l’hépatite C ou non est de réaliser un dépistage. En cas de signe positif, une biopsie et/ou un test non invasif pourront être préconisés par le médecin traitant.

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