Le Parti Socialiste monte au créneau. Après que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a reconnu dimanche envisager ( voir lien figaro ) un désengagement dans certains secteurs, comme l’optique, qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, le PS brandit le spectre de la privatisation des soins.

«La fin de la Sécu pour tous»

«C’est une privatisation annoncée, c’est un transfert sur les familles parce qu’évidemment personne ne peut croire une seconde que devant ces charges nouvelles, les organismes complémentaires, mutuelles ou assurances, n’augmenteront pas leurs cotisations», a ainsi déclaré lundi Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, sur RTL. «Cette mesure, qui est évidemment supportable pour des familles qui ont de très hauts niveaux (de revenus), est totalement insupportable pour des familles qui ont plusieurs enfants et qui ont des vrais problèmes de pouvoir d’achat», a-t-il jugé, dénonçant «un reniement de la parole donnée par le pouvoir, une inconséquence sociale, et puis une absence d’imagination et de générosité».

 

De son côté, Pascal Terrasse, secrétaire national du PS à la Santé, a estimé dans un communiqué qu’avec cette mesure «la droite cherche à faire des économies au détriment de la santé des Français, alors que 14% de la population renonce déjà à se soigner pour des raisons financières». Et d’accuser: «Les franchises médicales étaient le hors-d’oeuvre, nous sommes passés au plat principal avec la fin de la Sécurité Sociale pour tous».

La Mutualité répond à Bachelot

Dimanche, Roselyne Bachelot a déclaré réfléchir à de nouvelles pistes pour juguler le déficit de la Sécurité sociale, notamment en transférant certaines dépenses de santé aux mutuelles et aux assureurs privés. «La question est posée, a précisé la ministre ( interrogée dimanche au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro). D’autant (…) que dans les quatre ans qui viennent de s’écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23%». Une hausse qui permet, selon elle, des «marges de manoeuvres».

A condition d’accroître la «concurrence» entre ces mutuelles. «Il faut que ça apporte un vrai outil de régulation, c’est-à-dire qu’elles fassent la preuve qu’elles ont un avantage, une valeur ajoutée par rapport au régime obligatoire», a poursuivi la ministre.

Une annonce qui n’a pas plu non plus au président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant. Selon lui, il serait «plus raisonnable de négocier d’abord», comprendre discuter avant de lancer un pavé dans la mare.

Au sujet de la marge bénéficiaire des mutuelles qui, selon Roselyne Bachelot, ont doublé en quatre ans, Jean-Pierre Davant a répondu lundi, sur RTL, que «les mutuelles redistribuent quasiment tout ce qu’elles encaissent en matière de cotisation, elles le redistribuent en prestations». «Je connais les grandes mutuelles qui équilibrent juste, et je n’ai pas le sentiment que les mutuelles font des bénéfices» -t-il fait valoir, soulignant que ces organisations sont «à but non lucratif».

Lundi, Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, a légèrement rectifié le tir. Selon lui, un désengagement progressif de la Sécu passera par la certitude que tous les Français disposent d’une mutuelle prenant en charge leur dépenses de santé. «Nous demandons que la couverture globale des Français soit la condition préalable» à un éventuel désengagement de la Sécu, a-t-il assuré, faisant valoir qu’actuellement «8% des Français ne bénéficient pas des complémentaires santé».

source : 20minute.fr

L’avis de blog mutuelle : J’ecoutais hier soir cette émission dans ma voiture, elle m’a vraiment passionné.

En effet, nous devons tous nous poser aussi une vraie question de fond…Doit-on laisser en l’état une securité sociale avec un déficit perpétuel ?….

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