Un article du journal économique Les Echos, date du 06/06/08 traite le sujet maniere pragmatique et présente le point de vue des organismes par l’intermédiaire de Raphaël Reiter contributeur occasionnel sur notre blog mutuelle assurance. Vous en trouverez ci-dessous quelques extraits choisis.

 » Le premier point important est de ne pas se laisser abuser par l’énoncé des garanties, ajuster le montant de sa couverture complémentaire sante à la fréquence selon laquelle on change de lunettes. Et surtout, le point le plus important, savoir résister à son opticien pour n’acheter que les équipements nécessaires. »

« La Sécurité sociale se retirera-t-elle du secteur de l’optique pour le laisser à la charge des organismes mutuelle santé et des ménages ? Politiquement, le symbole est fort, mais, dans les faits, ce transfert ne représenterait qu’une faible économie pour l’assurance-maladie. Car le remboursement de la Sécu est déjà tout à fait dérisoire. »

 » Sa prise en charge s’élève en moyenne à 8 euros pour l’équipement d’un adulte et à 38 euros pour les jeunes de moins de dix-huit ans « , fait valoir Marianne Binst, directrice générale de Santéclair, une plate-forme téléphonique santé (…) Ce sont donc d’ores et déjà les ménages ou les assureurs complémentaires qui supportent l’essentiel des dépenses d’optique.

 

Pour bien choisir sa mutuelle santé, il faut tout d’abord bien comprendre ce pour quoi on est couvert. Les garanties optiques sont parfois exprimées en pourcentage du tarif conventionnel (le  » TC « ), fixé par la Sécurité sociale. Pour une monture et deux verres classiques (unifocaux de moyenne correction), le TC est par exemple de 10 euros.  » Il ne faut pas se laisser abuser par les pourcentages de couverture annoncés. Un remboursement pour 300 % du TC, ne représente finalement que… 30 euros ! Pour être bien couvert, il faut, en plus du pourcentage du TC assuré, opter pour une garantie forfaitaire. (…) », a expliqué Régine Soulat, responsable chez AXA France du marketing santé et prévoyance.

Ensuite, il faut mettre cela en regard de la fréquence à laquelle on change ses lunettes.  » Si c’est tous les trois ans, comme la moyenne des Français, le poste « optique » n’est pas primordial dans le choix de sa complémentaire santé. Opter pour une garantie élevée coûte très cher. Elle ne se justifie que si l’on change de lunettes tous les ans « , selon Raphaël Reiter, directeur d’Assuréo, courtier en assurance-santé.

Au final plutôt que de choisir la complémentaire santé la plus forte, la meilleure solution consistera à limiter les dépenses engagées.  » Etre bien remboursé, c’est une chose. Mais ce qui compte c’est avant tout d’avoir le reste à charge le plus faible possible, confirme Marianne Binst. (…). Pour limiter les frais inutiles, la vigilance s’impose.  »  » Les options (les verres antireflets, amincis, allégés ou réagissant à la lumière) doublent au moins les prix « , explique-t-on à la Maaf, dans le guide qui est distribué aux assurés.  » Les petits budgets doivent absolument limiter l’achat d’un aminci et d’un antireflet, les deux options les plus coûteuses « , confirme Marianne Binst. Quand le choix d’une bonne complémentaire santé revient à bien choisir son… opticien !

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